PPMS. Installation d’un système d’alerte sonore au rectorat de Toulouse

18 juin 20245 min

Dans le cadre du PPMS (Plan particulier de mise en sûreté) le rectorat de Toulouse (Haute-Garonne) a récemment fait appel à l’entreprise ae&t avec, comme objectif, la mise en place d’un système d’alerte audible en tous points en cas de situation à risque.

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Le nouveau site du rectorat de Toulouse

Le rectorat de Toulouse a déménagé début 2015 afin de concentrer la majorité de ses effectifs au sein d’un même bâtiment. Initialement divisés sur dix sites, les effectifs sont désormais répartis sur trois emplacements.

Inauguration : 2015

Coût : 43,5 millions d’euros

Superficie : 15 300 m²

Configuration : 4 étages, 1 rez-de-chaussée, 2 sous-sols

Effectif : 950 personnes employées

Équipements PPMS : 24 avertisseurs vocaux et 4 boîtiers de déclenchement

Sources : La Dépêche du Midi et ae&t

Focus sur ae&t

Fondée en 1976 et basée à Jurançon (Pyrénées- Atlantiques), ae&t est spécialisée dans la fabrication de solutions d’alerte visuelles et sonores.

Pour le grand public, la réalisation la plus connue de l’entité reste très certainement le scintillement de la tour Eiffel puisqu’ae&t fournit au monument, depuis plus de vingt ans et aujourd’hui encore, les feux permettant sa mise en lumière.

L’entreprise est surtout reconnue pour son expertise en matière de conception de solutions sonores, visuelles et vocales pour les plans d’alerte (incendie, risques majeurs naturels, inondation, feux de forêt et technologiques, risques industriels, nucléaires…) et les plans d’évacuation : POI (plan opération interne), PPI (plan particulier d’intervention) et PPMS (plans particuliers de mise en sûreté).

Le 13 novembre 2015 comme tournant

Depuis 2015, à la suite des faits survenus au niveau national (attentats du Bataclan du 13 novembre) et à la circulaire du 25 novembre 2015 qui en a découlé, ae&t a su transférer ses compétences et son expérience de l’alerte en milieu industriel vers l’alerte dans les établissements recevant du public. Elle a ainsi été en mesure de proposer aux écoles et à de multiples ERP des solutions permettant de faire face à ces nouveaux risques.

« Depuis 2015, nous avons été très sollicités pour des systèmes d’alerte “attentat“, explique en ce sens Franck Touzeau, technico-commercial chez ae&t. Nous avons réalisé des projets partout en France : dans des universités (Montpellier, Nantes…), des collèges dans les départements du Nord, de la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes, des écoles primaires et maternelles dans le grand Sud-Ouest. Puis nous avons eu un développement dans des organismes d’État (CAF, CPAM, rectorats) et des ERP (mairies, médiathèques, piscines…) ».

L’installation des équipements sonores au rectorat de Toulouse

Au rectorat de Toulouse, en amont de l’installation, effectuée par les équipes techniques du rectorat, ae&t a réalisé une visite physique du bâtiment afin d’effectuer des essais.

Ces tests sont notamment l’occasion pour le fabricant de déterminer quels équipements sont les plus adaptés pour un site, mais surtout de vérifier le nombre d’équipements qui seront nécessaires afin d’être certains que les alertes sonores seront bel et bien audibles sur l’ensemble du site à équiper.

« Lorsque nous nous déplaçons pour les essais, nous réalisons un tour complet de l’établissement. Nous identifions que nous entendons en tous points le son et le message vocal, et nous dimensionnons combien d’avertisseurs vocaux sont nécessaires pour ce site. Dans le cadre du rectorat, il y avait un besoin de déclenchement et d’avertissements audibles en tous points avec une solution modulable », confie Franck Touzeau.

1 Identifier un point de diffusion (endroit depuis lequel le message sonore est déclenché), « qui peut être défini dans un bureau ou avec une télécommande pour une personne qui se déplace ».

2 Faire le tour de l’établissement et identifier que le message sonore est audible en tous points sur le site. « Lorsque nous nous déplaçons pour les essais, nous identifions alors combien d’avertisseurs vocaux sont nécessaires pour le site ».

3 Positionner les avertisseurs sonores à une certaine hauteur « pour optimiser la couverture sonore afin que le message soit audible à une grande distance sans pour autant gêner les personnes à proximité ».

4 Vérifier qu’il n’y ait aucune « zone d’ombre » (endroits où le son n’est pas audible), et y installer des équipements permettant de compenser cette absence de son. « Dans les zones d’ombre, nous ajoutons des indications visuelles (leds de couleur bleue par exemple) ».

La visite a ainsi permis d’établir que vingt-quatre avertisseurs sonores (disposant d’une communication radio avec une portée maximale de 1,2 km) et quatre boîtiers de déclenchement devaient être installés pour permettre la diffusion de messages d’alerte sonores de manière optimale sur l’ensemble du site.

Ces équipements font partie intégrante de la solution SmartVOX d’ae&t. Celle-ci est entièrement personnalisable via une application mobile. Il est ainsi possible de créer des scénarios pour chaque situation, en personnalisant par exemple les sons et messages d’alerte, les conditions de déclenchement, les zones de diffusion…

« Suivant les risques auxquels sont soumis les sites, il est possible de paramétrer un ou plusieurs scénarios d’alerte. Cela permet aux personnes présentes sur le site d’adapter leur comportement à la situation : se confiner, se cacher, évacuer… L’utilisation de messages vocaux, comparés à des solutions qui diffusent uniquement des sons d’alerte, permet d’éviter les risques de confusion et réduit le temps de réaction », précise-t-on du côté d’ae&t.

Des emplacements optimaux ont enfin été identifiés au rectorat de Toulouse afin que le message sonore soit audible sans être perturbant. « Nous avons implanté des avertisseurs sur chaque extrémité des couloirs. Ce sont de grands couloirs, donc le scénario raisonne suffisamment pour être entendu à l’intérieur des salles, sans pour autant que ce départ de son ne gêne les personnes qui sont dans les bureaux », conclut Franck Touzeau.

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Article extrait du n° 602 de Face au Risque : « Les Pfas dans les rejets acqueux » (juillet-août 2024).

Eitel Mabouong – Journaliste

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