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Mai 2022 : la hausse du prix des matières premières préoccupe largement les décideurs des PME/ETI. Crédit : AdobeStock-Panumas

Sondage OpinionWay-QBE : les PME-ETI préoccupées par les hausses de prix

Une crise en chasse une autre, voire renforce ses effets. Avec les tensions observées sur la scène géopolitique et l’invasion de l’Ukraine depuis février 2022, les PME et ETI sont de plus en plus préoccupées par les tensions sur les prix, notamment des matières premières. C’est le résultat d’une récente étude menée par OpinionWay pour QBE.

En octobre 2021, alors que la planète était en passe de clore une 2e année passée sous le joug de la pandémie, les dirigeants des PME et ETI affichaient cependant un relatif optimisme puisque « 91 % d’entre eux déclaraient être confiants dans leur avenir », mentionne l’étude.

Un peu plus de 6 mois après, ce nouveau sondage montre que derrière les risques de la crise sanitaire se profilent d’autres risques. Alors que les vagues de contamination au Covid se succèdent mais baissent en sévérité, les risques économiques semblent prendre le pas sur les autres risques dans les préoccupations des décideurs.

Augmentation des risques

La 5e édition du baromètre QBE de la gestion des risques des PME et ETI françaises avait déjà enregistré une aggravation de la perception des risques par les décideurs en 2021, puisque ces derniers déclaraient une « augmentation des risques pour près de 30 % d’entre eux » (contre 20 % en 2019). Pour près de 80 %, les risques humains arrivaient en tête de leurs préoccupations.

D’autre part, l’enquête du baromètre réalisée fin 2021 révélait trois risques émergents :

  •  l’inquiétude liée à la santé mentale de leurs collaborateurs (30 %) ;
  •  l’appréhension de la mise en place obligatoire d’un protocole sanitaire strict (44 %) ;
  •  la crainte de pénurie ou de hausse des matières premières, qui arrivait en tête des risques émergents (54 %).

Cette nouvelle étude réalisée en mai 2022 semble confirmer la situation tendue et ces craintes puisqu’elle révèle que « la quasi-totalité des répondants déclarent rencontrer au moins l’un des risques mesurés ». Elle semble également imposer de nouveaux défis, principalement sur le front des risques économiques et financiers.

Les préoccupations : hausse des prix et supply-chain

La désorganisation des chaînes d’approvisionnement provoquée par la crise sanitaire et les tensions géopolitiques du conflit russo-ukrainien se traduisent par un top 3 des risques rencontrés en mai 2022 plutôt inédit :

  • la hausse du prix des matières premières, pour 85 % des répondants. Fin 2021, les décideurs des PME et ETI n’étaient que 19 % à évoquer ce risque dans le baromètre.
  • les difficultés liées au transport et à l’approvisionnement, pour 69 % des répondants.
  • le risque financier lié à la hausse du taux d’inflation, pour 64 % des répondants. Ils n’étaient que 18 % à mentionner ce risque dans le baromètre en 2021.

Le risque cyber : une priorité

Le contexte géopolitique aurait pu se traduire par une recrudescence des attaques menées dans le cyberespace, avec des dommages collatéraux pour les PME et les ETI. Ces entreprises semblent avoir pris la mesure de la menace, puisque l’étude dévoile que « 63 % déclarent être confrontées au risque de cyberattaque ».

D’autre part, « 62 % déclarent avoir renforcé ou modifié leur dispositif de cybersécurité en lien avec le conflit russo-ukrainien ».

Ces réponses sont à mettre en regard de la récente 2e édition de l’étude LuCy (lumière sur la cyberassurance) réalisée par l’Amrae, où l’on constate pour 2021 que les ETI ont augmenté leur couverture du risque cyber par l’assurance (+ 20 %), alors que les PME se sont plutôt désengagées (- 11 %).