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Pénurie d'agents de sécurité dans les aéroports-Crédit : Jonathan Cutrer-Flickr-Cc

L’emploi dans la sécurité à l’heure de la surchauffe

Conséquence indirecte de la pandémie, la sécurité privée ne parvient pas à recruter suffisamment de personnel. Une situation inédite qui risque d’être très pénalisante si elle se prolonge jusqu’à la Coupe du monde de rugby et aux Jeux olympiques.

Difficultés de recrutement dans la sécurité privée

Paradoxe : la surveillance humaine a besoin de recruter immédiatement 20 000 à 25 000 agents de sécurité, mais elle ne les trouve pas, alors que le chômage sévit encore.

Une situation qui n’est d’ailleurs pas spécifique à la sécurité privée. On retrouve un phénomène assez identique dans l’hôtellerie-restauration, la propreté et plus généralement dans les activités à haute intensité de main d’œuvre.

Le paradoxe est d’autant plus étonnant que la profession emploie 127 000 agents en moyenne et que 300 000 personnes sont actuellement titulaires d’une carte professionnelle permettant d’exercer ce métier.

Mais où sont donc passés les agents de sécurité ?

« Ils ont déserté notre profession durant les confinements et n’ont pas l’air de vouloir y revenir. C’est du jamais vu », affirme Harold Heredia, PDG de Lynx, un poids moyen de la profession.

« Pratiquement aucune entreprise de surveillance humaine ne dispose d’un effectif suffisant. Ce phénomène entraîne des conséquences graves : pénalités de retard de la part des donneurs d’ordres pour non-respect des prestations, report de la signature de nouveaux contrats, etc. », explique de son côté Luc Guilmin, président du Groupement des entreprises de sécurité (GES), principal syndicat patronal des sociétés de surveillance humaine.

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