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Liquides inflammables. Photo industrieblick/Fotolia

« Gageons que la situation sanitaire permette un plein retour d’activités »

Régis Cousin, président de la Fédération française des métiers de l’incendie (FFMI), dresse le bilan des événements marquants en 2021 en matière de sécurité incendie et dévoile les enjeux de 2022.

Rétrospective 2021

La FFMI, qui fête cette année ses 60 ans, a été sollicitée pour travailler sur plusieurs sujets réglementaires qui relèvent de la sécurité incendie. Je pense notamment à la rédaction du décret thématique Essoc incendie qui sera intégré dans le code de la construction et de l’habitation. Il doit être publié début 2022 pour une mise en œuvre au 1er juillet.

De même, nous avons contribué à éclairer les pouvoirs publics, dans le domaine qui nous concerne, sur le texte relatif aux immeubles de moyenne hauteur (IMH) dans le cadre de la loi Elan, qui doit paraître courant 2022.

Il y a également le travail commencé avec d’autres partenaires, dont la FFA, sur le stockage des liquides inflammables suite aux conséquences post-Lubrizol.

Régis Cousin, président de la Fédération française des métiers de l'incendie (FFMI)

Un arrêté prévoit l’interdiction, entre 2023 et 2026, de l’usage des conteneurs (IBC/GRV) pour y stocker certains types de liquides, sauf si un système de sécurité contre l’incendie est installé en ayant démontré son efficacité. Il s’agit donc de réaliser des essais permettant de proposer un ou plusieurs schémas de protection afin de s’affranchir de cette interdiction.

Je citerai enfin le rapport d’évaluation sur la loi de 2010 rendant obligatoires les détecteurs de fumée (Daaf) dans les logements privatifs. Prévu initialement en 2020, nous avons œuvré pour que ce rapport voit enfin le jour, ce qui devrait être fait au plus tard en début d’année prochaine.

Prospective 2022

Nous serons très attentifs à la rédaction de la troisième loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui traitera pour la première fois des trois sécurités : la sécurité publique, la sécurité privée et la sécurité civile, dont fait partie la sécurité incendie.

Nous allons également continuer à travailler avec l’Anssi sur l’intégration de la cybersécurité dans les produits et services de la sécurité incendie.

Enfin, gageons que la situation sanitaire permette un plein retour d’activités pour le Club export de la sécurité civile-incendie que nous co-pilotons avec la DGSCGC.


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