Vidéosurveillance : alternatives et attentes autour de la reconnaissance faciale
À chaque fois qu’il est question de nouveautés technologiques, le débat sur la reconnaissance faciale est remis sur la table. Bien que le cadre réglementaire soit verrouillé pour l’instant en France, certaines avancées sont observées.

Physionomie générale plutôt que reconnaissance faciale
Si aucune évolution n’est à noter dans le cadre de la législation française pour le moment, certains constructeurs ont préféré prendre les devants. Ainsi chez Hikvision, groupe chinois spécialisé dans la fabrication et la fourniture de solutions de vidéosurveillance, il n’est plus question de considérer cette technologie comme une éventualité.
« La reconnaissance faciale ne fait pas débat, on tire un trait dessus, annonce Laurent Scetbon, responsable d’équipe grands comptes et projets chez Hikvision. Il vaut mieux éviter de jouer avec la reconnaissance faciale, qui est interdite en France sauf dans des cadres très particuliers. »
Plutôt que flirter avec la législation française, le groupe préfère désormais miser sur des applications basées sur la détection d’attributs de physionomie générale. Quelle différence avec la reconnaissance faciale ? Laurent Scetbon nous répond : « Avec la biométrie, chacun est unique, avec un visage bien particulier (écartement des yeux, hauteur du front, arcade sourcilière, nez…). Alors que la physionomie générale donne seulement une impression. Ce n’est pas lié à une personne en particulier. C’est un style de personne. C’est comme si on avait un témoin objectif qui vous dit : “si vous cherchez une personne qui a cette physionomie particulière [un homme, grand, la quarantaine, habillé en bleu, Ndlr], je pense que j’ai trouvé quelque chose devant telle caméra”. Cela permet d’éviter de jouer avec la législation puisque vous ne constituez pas de base de données biométriques. »
La biométrie, plus fiable
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