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Santé - Infarctus - Défibrillateur - Sauveteur- Crédit G.C.-Face au Risque

Création du statut de citoyen sauveteur

Lors d’un arrêt cardiaque, chaque minute compte. C’est pourquoi une loi créant le statut  de citoyen sauveteur et sensibilisant aux gestes qui sauvent vient d’être promulguée le 3 juillet 2020

Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), environ 80 000 infarctus du myocarde (ou crise cardiaque) sont recensés en France chaque année. C’est la première cause de mortalité chez les femmes et les plus de 65 ans. Dans 10 % des cas, il est mortel dans l’heure. Et dans 15 % des cas, le patient décède dans l’année. Ces taux sont en partie dus à un manque de connaissance des comportements qui sauvent.

Augmentation des arrêts cardiaques pendant le confinement

Par ailleurs, au plus fort de la pandémie de Covid-19, « The Lancet Public Health » indique dans une étude que le nombre de morts par arrêt cardiaque a doublé en région parisienne. Un tiers de ces nouveaux arrêts cardiaques serait lié au coronavirus. Les autres seraient dus à la rupture dans le suivi médical des patients, au stress ou à des difficultés de joindre les secours, explique à France Bleu Eloi Marijon professeur à l’Inserm.

Or, lors d’un arrêt cardiaque, chaque minute compte. Au‑delà de trois minutes sans massage, les lésions cérébrales sont le plus souvent irréversibles. Après 10 minutes sans massage cardiaque, la victime n’a quasiment aucune chance de survie.

C’est le constat qu’ont fait les auteurs d’une proposition de loi visant à lutter contre l’arrêt cardiaque et à sensibiliser la population aux gestes qui sauvent. La loi n° 2020-840 a été adoptée le 3 juillet 2020.

Le statut de citoyen sauveteur

Elle crée, au sein du code…

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