Dati travailleur isolé. (Photo d'illustration hacohob_AdobeStock).

La révolution technologique
des Dati déjà à portée de main

Cela fait plus de trois décennies que l’obligation générale de sécurité existe (loi n° 91-1414 du 30 décembre 1991 entrée en vigueur le 31 décembre 1992).
Cette obligation générale de sécurité ainsi que les obligations d’évaluation des risques et d’organisation des secours conduisent l’employeur à mettre en place une protection des travailleurs isolés (PTI), le cas échéant.


Article extrait du n°559 de Face au Risque (publié en février 2020).


PTI, un cadre défini

Le cadre de la protection du travailleur isolé est clairement défini par la recommandation 416 de la CNAMTS (R416), adoptée le 29 novembre 2004, s’appuyant elle-même sur la recommandation 252 (R252), qui remonte pour sa part au 13 juin 1984.

Sont ainsi présentés comme cas de travail isolé toutes les situations dans lesquelles « le travailleur est hors de vue ou de portée de voix d’autres personnes et sans possibilité de recours extérieur et que le travail présente un caractère dangereux ».

Ce n’est cependant pas forcément l’activité en elle-même qui peut être considérée comme un risque, mais l’isolement du travailleur.

Un élément que prend en compte l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) dans sa définition et pour qui « travailler de manière isolée, c’est réaliser une tâche dans un environnement de travail où l’on ne peut être vu ou entendu directement par d’autres personnes et où la probabilité de visite est faible ». Cela qu’importe la dangerosité de la tâche.

Du fait de cet isolement, la gravité d’un événement malheureux – même un simple malaise par exemple –…