« De l’humain », du cloud et un Campus Cyber… Retour sur le FIC 2020

4 février 20205 min

La douzième édition du FIC (Forum international de la cybersécurité) se tenait du mardi 28 au jeudi 30 janvier 2020 à Lille Grand Palais. « Replacer l’humain au centre de la cybersécurité » faisait office de thème principal.

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Pour la première fois de son histoire, le FIC (Forum international de la cybersécurité) se tenait sur trois jours pour cette édition 2020. Une nouveauté qui n’est en réalité que la résultante des succès des précédentes éditions. Ces derniers ont ainsi poussé les organisateurs à prévoir une plage plus large pour ce salon de la cybersécurité.

Cette unanime réussite était notamment palpable à travers des déclarations accordées par des exposants présents sur le FIC 2020.

« Le salon a beaucoup changé. Il est plus orienté business, le volume est beaucoup plus important. C’est l’un des salons les plus importants de l’année », nous confie en ce sens Stéphane de Saint Albin, président de Rohde&Schwarz Cybersecurity.

« La taille, le nombre de visiteurs… » énumère également Benoît Gunemwald, expert en cybersécurité Eset France, au moment de comparer les évolutions notables sur ce salon au fil des années. « Il y a énormément de partage, de l’humain », ajoute-t-il par la suite à propos d’un salon qu’il qualifie d’« incontournable ».

« Un public de décideurs »

Même son de cloche chez Christophe Corne, président du directoire de Systancia. « C’est un public de décideurs. On voit des responsables d’entreprises. Il n’y a pas seulement des RSSI (Responsable de la sécurité des systèmes d’information) ou des DSI (Directeur des systèmes d’information) », déclare l’intéressé, qui ne manque pas de noter la prise de recul et la vision globale qu’offre ce salon sur les avancées technologiques.

Côté invités, comme chaque année, plusieurs personnalités politiques ont fait un passage remarqué. Pour cette édition 2020, Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur), Cédric O (secrétaire d’État au numérique) ou encore Bruno Le Maire (ministre de l’Économie et des Finances) étaient au rendez-vous.

Ce public varié fait d’ailleurs mouche au sein des 17 000 m² que se partagent les 450 exposants cette année. « Il y a une vision éducative et de partage avec les retours d’expérience, les tables rondes (Ndlr : plus de 50 au total)… Le contenu est intéressant. Vraiment très bon. Tous les éditeurs majeurs sont présents » précise Florent Fortuné, vice-président sales engineering chez Forcepoint. Ajoutant lui aussi que le FIC de Lille fait aujourd’hui office « d’événement majeur » dans le milieu de la cybersécurité. Au même titre que les Assises de la sécurité de Monaco.

Le cloud, préoccupation centrale du FIC 2020

Parmi les principaux exposants, un thème revenait avec récurrence : le cloud. Ou plus exactement la protection des données sur le cloud… Dans une édition 2020 où le FIC avait pour objectif de « replacer l’humain au centre de la cybersécurité », plusieurs moyens étaient mis en œuvre pour faire le lien entre l’humain et le cloud.

À commencer par des exercices pédagogiques via des simulations de cyberattaques destinés aux entreprises faisant un premier pas dans cette lutte cyber. Le but étant que ces dernières, principalement des PME, acquièrent les réflexes de base face à cette menace.

Les entreprises plus aguerries sur le sujet – majoritairement des grands comptes et des ETI – ont eu la possibilité d’aller plus loin en matière de protection du cloud. Analyse comportementale (déterminée en fonction des habitudes de l’utilisateur sur son ordinateur), identification de fichiers ou encore sauvegarde de données… Ce ne sont pas les solutions qui manquaient aux entreprises désireuses de vouloir renforcer leur protection contre les cybermenaces.

Campus Cyber et cours de sécurité numérique au lycée

À noter par ailleurs que le FIC 2020 aura été l’occasion d’annoncer deux officialisations majeures dans le paysage éducatif français.

Le premier : la création du Campus Cyber, officialisée par Cédric O (à gauche sur la photo) et Michel Van Den Berghe (à droite), directeur de Orange Cyberdefense.

Son ouverture en région parisienne est prévue pour le 1er semestre de l’année 2021.

Une coopération regroupant les savoir-faire de Thales, Atos, Cap Gemini et Orange a en outre été annoncée pour mener à bien ce projet de grande ampleur. Un projet national de longue haleine dont le but, pour la France, sera de conserver la souveraineté numérique avec l’aide de ses alliés européens face à la menace des superpuissances numériques que constituent les États-Unis, la Russie ou encore la Chine.

De futures antennes régionales parallèles à ce Campus Cyber sont également en prévision dans les années à venir. La Bretagne, les Hauts-de-France ou encore les Pays de la Loire font office de premiers candidats déclarés.

Enfin, dès la rentrée de septembre, la sécurité numérique sera enseignée dans les lycées de l’Hexagone, comme le préconisait Jean-Noël de Galzain récemment dans nos colonnes. Un module sera également intégré lors du passage du Service national universel (SNU).

Un retour plus en détails sur le FIC 2020 sera à retrouver dans le numéro 560 (mars 2020) de Face au Risque.

Eitel Mabouong – Journaliste

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