Administrations et collectivités territoriales / Assurance / BTP / BUP / Environnement / ERP/IGH / Industrie/ICPE / Sécurité civile et forces de l'ordre
Siemens face aux aléas climatiques et au risque NaTech
En 2020, l’usine Siemens d’Haguenau, au nord de Strasbourg, teste la méthode Ocara pour évaluer l’impact des aléas climatiques sur son site. L’objectif : renforcer la résilience de l’entreprise, mais aussi identifier les risques majeurs liés au climat. Six ans après, la méthode est déployée ailleurs en France, mais aussi en Allemagne et au Canada. Explications avec Gilles Lix, responsable Énergie, chargé des programmes décarbonation pour Siemens France et Belgique.

Ocara, pour « Operational climate adaptation and resilience assesment », est une méthode publique développée par le cabinet de conseil Carbone 4 pour permettre aux entreprises de réaliser un diagnostic de résilience climatique et lancer un plan d’adaptation. En 2020, Carbone 4 et la CCI Grand Est ont lancé un appel à candidature pour tester gratuitement la méthode avant la publication du référentiel final.
Le site Siemens de Haguenau (Bas-Rhin) a été retenu. Construite en 1970, l’usine s’étend sur un site de 34 000 m² et emploie 900 collaborateurs. Le cœur de métier est la fabrication de capteurs (débit, pression, température, concentration en gaz). Une grande partie de l’usine est consacrée à la production, le reste étant dédié à la logistique et à l’administratif.
À lire également
Impacts physiques des aléas climatiques
« Je fais partie du groupe d’industriels du bassin rhénan Climaxion et j’avais entendu parler d’Ocara via ce groupe. Notre site était certifié ISO 50001 depuis 2016 et nous cherchions justement à évaluer l’impact des aléas climatiques sur l’entreprise, raconte Gilles Lix, responsable Énergie, chargé des programmes décarbonation pour Siemens France et Belgique. À Bruxelles, un site Siemens s’était retrouvé peu de temps avant sans électricité pendant deux semaines à la suite de grosses inondations. Cela nous a fait réfléchir. » Ce qui l’a intéressé dans la méthode Ocara, c’est qu’elle allait au-delà des process de production et analysait toute la chaîne.
Pour Violaine Lepousez, responsable du pôle Résilience & Adaptation aux impacts du changement climatique chez Carbone 4, les méthodes d’analyse de risque actuelles ne sont pas forcément calibrées pour faire des analyses de risque climatique physique. « Une étude de danger, par exemple, regarde quels éléments dans l’installation vont représenter des dangers pour l’environnement, souligne-t-elle. Alors que quand on regarde les risques physiques, on analyse comment le climat va impacter le site, et donc potentiellement aggraver certaines sources de danger. C’est une autre manière d’évaluer les risques. »
17 processus critiques
Continuez votre lecture… Abonnez-vous !
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.
Actualités
Alors que le mois d’avril a vu la publication par le Giec de nouveaux scénarios d’évolution du climat et…
Modifiée par le changement climatique, l’analyse du risque NaTech implique un changement d’approche. L’étude de dangers devrait être complétée par…
Plusieurs textes de la réglementation relative aux Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) prennent en compte les…
Résultant de l’impact combiné des catastrophes naturelles et des risques technologiques, le risque NaTech gagne en intensité en France et…
L'arrêté du 13 juillet 2026, modifiant l’arrêté du 30 décembre 2011 portant règlement de sécurité pour la construction des…
À la suite de l’accident cardiaque mortel d’un chauffeur de poids lourd survenu sur ses lieu et temps de…







