La prévention des chutes sur les chantiers du Grand Paris Express

13 juillet 202312 min

Le Grand Paris Express est le nouveau métro automatique qui va relier les lieux de vie en banlieue, sans passer par Paris. Avec des travaux en surface mais aussi souterrains ou aériens, le risque de chute est bien évidemment une problématique sur les chantiers. Le point avec Bertrand Masselin, responsable de la sécurité et de la sûreté des chantiers pour la SGP.

Gare de Châtillon-Montrouge - Crédit photo: Yves Chanoit/Périphériques Architectes/Société du Grand Paris

Piloté par la Société du Grand Paris (SGP), maître d’ouvrage, le projet du Grand Paris Express consiste à réaliser environ 200 km de lignes nouvelles et 68 nouvelles gares. Ce qui représente actuellement environ 150 chantiers qu’il faut sécuriser et plus de 7 000 compagnons à encadrer et sensibiliser, notamment sur le risque de chutes.

Le Grand Paris Express est un projet hors norme. Quelles sont ses particularités d’un point de vue de la sécurité au travail et plus précisément du risque de chute ?

Bertrand Masselin. Nous sommes actuellement dans une phase de cohabitation, de multi-activités où de nombreux travaux se mêlent dans des volumes pour la plupart non isolés entre eux. Il faut prendre en compte les caractéristiques liées aux chantiers et la présence de compagnons d’entreprises voire de phases de travaux différentes. Il est donc primordial de traiter la sécurité de façon globale.

Avec l’avancement des travaux, nous nous retrouvons avec plusieurs types de chantiers, qui présentent chacun leur lot de risques :

  • les chantiers de surface : quand on s’installe, qu’on commence à créer le génie civil, à creuser…
  • les ouvrages profonds : entre 30 et 50 mètres de profondeur, pour la plupart encore à l’air libre ou au moins partiellement ;
  • les chantiers souterrains : tunnels, gares au fur et à mesure de la construction avec fermeture des trémies, dalles intermédiaires…
  • les chantiers aériens, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur par exemple pour les viaducs.

Nous sommes donc bien évidemment confrontés à la problématique des chutes de plain-pied et de hauteur. Elles sont pour nous, comme au niveau national, la deuxième cause d’accident du travail. Pour les chutes de hauteur, nous prenons en compte les chutes de personnes, mais aussi les chutes de matériaux sur des personnes à l’aplomb, qui ont malheureusement été la cause d’un accident mortel.

Gare de Saint-Denis-Pleyel- Crédit photo: Kuma & Associates/Gérard Rollando/Société du Grand Paris

La Société du Grand Paris a mis en place une procédure d’alerte systématique pour être informée immédiatement d’un événement sur un chantier.
Ici, le chantier de la gare Saint-Denis-Pleyel.

Quel est votre rôle dans la prévention du risque de chute en tant que maître d’ouvrage?

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