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Caméras augmentées - Intelligence artificielle- Crédit Art Stock Creative-AdobeStock

Caméras augmentées : faut-il libérer l’intelligence artificielle ?

Devant le développement des usages des dispositifs de vidéo « intelligente » ou « augmentée » dans les lieux ouverts au public, la Cnil a lancé une consultation publique sur le sujet début 2022. Avec les échéances électorales en ligne de mire, les enjeux entourant un tel déploiement sont à la fois nombreux et épineux.

La consultation de la Cnil

La Cnil a lancé en janvier 2022 une consultation sur son analyse éthique, technique et juridique des caméras augmentées ou intelligentes, avec la possibilité pour tout un chacun de répondre au questionnaire jusqu’au 11 mars de la même année. On ignore à ce jour le nombre de répondants et le contenu des réponses. Mais la Commission nationale de l’informatique et des libertés ne devrait sans doute pas tarder à rendre publics ces éléments.

Elle justifie cette consultation par la multiplication des caméras intelligentes ou augmentées. Il est vrai que l’usage de ces appareils s’est développé de manière exponentielle ces dernières années puisque les caméras permettent de détecter automatiquement un grand nombre de situations. Par exemple des personnes portant un masque, un client dans un hypermarché qui tente de dissimuler discrètement un produit dans son manteau, etc. Mais, il est fort probable qu’elle veuille peser, voire influer, sur le futur règlement européen sur l’intelligence artificielle (IA) qui fait l’objet de débats nombreux et musclés.

La Cnil a limité le champ d’application de la consultation puisque celle-ci porte sur les « dispositifs, fixes ou mobiles, déployés dans les espaces publics à l’exclusion des dispositifs de reconnaissance biométrique » sur lesquels elle s’est déjà prononcée en 2019.