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Déploiement de la 5G en France :
des risques pour la santé ?

L’Anses a publié, le 26 janvier 2020, un rapport préliminaire qui sert de point d’étape dans la recherche sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques liée au déploiement de la 5G et aux effets sanitaires associés.

L’offre des services sans-fil ne cesse de grandir. Le besoin d’une connectivité massive et rapide pour tous types d’applications riches en contenus (vidéos mais aussi voitures connectées, automatisations industrielles…), est indispensable. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait déjà publié un rapport en octobre 2019 sur les téléphones mobiles portés près du corps. Elle a été de nouveau saisie en janvier 2019, par le Gouvernement, pour conduire une expertise sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques relative au déploiement de la 5G.

Exposition aux champs électromagnétiques

« Ces évolutions technologiques vont non seulement modifier les modalités d’exposition de la population, mais nécessiteront également d’adapter les méthodologies de mesure et d’estimation de ces expositions », indique le rapport de l’Anses.

Des opérations pilotes déjà déployées

Les opérateurs de téléphonie mobile effectuent déjà des opérations pilotes dans certaines villes françaises afin de tester les nouvelles infrastructures. Ils se fournissent auprès de quelques équipementiers. Principalement le suédois Ericsson, le finlandais Nokia et le chinois Huawei (30 % du marché mondial en 2018).

Dans ce cadre, l’ANFR (Agence nationale des fréquences) effectue depuis 2018 des essais de mesures aux expositions sur lesquels l’Anses s’est en partie appuyée pour son expertise.

Les bandes de fréquences

Le besoin grandissant de connectivité nécessite l’exploitation de nouvelles bandes de fréquences. D’abord la bande 3,5 GHz qui permettra d’assurer la couverture en téléphonie mobile 5G. En France, son déploiement commercial est prévu pour fin 2020. Ensuite la bande 26 GHz, qui couvrira des besoins pour un grand nombre d’objets connectés.

Or, « il est attendu que les effets biologiques et sanitaires éventuels de l’exposition aux radiofréquences ne soient pas les mêmes en deçà et au-delà de quelques GHz » alerte l’Anses.

Deux champs identifiés pour poursuivre l’expertise

Lors de son expertise, l’Anses a donc effectué un distinguo entre les bandes de fréquences autour de 3,5 GHz et celles situées autour de 26 GHz.

Les données scientifiques sur les potentiels effets biologiques et sanitaires liés à l’exposition aux fréquences autour de 3,5 GHz ne sont aujourd’hui pas suffisantes. L’ANFR poursuit ses études et communiquera les données recueillies à l’Anses pour qu’elle conduise son expertise sur les aspects sanitaires.

Concernant les fréquences plus élevées, entre 20 et 60 GHz, les données disponibles sont plus nombreuses. Les travaux d’expertise s’attacheront donc à les analyser pour évaluer les impacts sanitaires éventuels liés aux expositions dans la bande 26 GHz.