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Supply chain crédits Naval surface Warriors via Flickr

Gérer les risques de la supply chain

Si la notion de risque est bien connue des financiers et des assureurs, elle est hélas souvent oubliée des dirigeants de la supply chain. Pourtant toutes les entreprises sont concernées, quelle que soit leur taille ou leur activité. Mais plus que connaître ces risques auxquels plus de 80% des entreprises ont déjà fait face, il faut aussi savoir les gérer, mieux anticiper ceux à venir.

Qu’est-ce qu’un risque ? Dans le domaine de la supply chain, s’ils sont nombreux, on peut généralement les diviser en trois catégories :

  • la défaillance des systèmes de la supply chain regroupe des problèmes souvent internes à l’entreprise (panne d’une machine de production, accident pour un transport…) ;
  • les matières premières, dont la moindre augmentation de prix ou le pic imprévu de volume peut affecter toutes les prévisions mensuelles d’une entreprise et la forcer à revoir ses plans ;
  • enfin les phénomènes induits par la mondialisation des échanges, comme par exemple, la défaillance ponctuelle d’un fournisseur, le changement de politique d’un pays ou encore une catastrophe naturelle à l’autre bout du monde.

Dans ce monde globalisé, les grandes marques sous-traitent tout ou partie de leur production et assemblent souvent des composants fabriqués préalablement partout dans le monde. Des composants vendus par des fournisseurs qui peuvent faire défaut aux premiers soucis d’approvisionnement. Pire encore, de nombreuses entreprises se retrouvent à participer à plusieurs supply chain multipliant ainsi les risques auxquels elles s’exposent. Ainsi, un groupe diversifié comme Saint-Gobain est soumis aux risques spécifiques des nombreux secteurs d’activités que sert l’entreprise : BTP, aéronautique, automobile, distribution…

Acquérir les bons réflexes

Pour faire face à ces incidents, les supply chain, souvent trop rigides, se doivent de gagner en souplesse et d’apprendre à s’adapter. Chose que trop de professionnels oublient, concentrés uniquement sur le bon fonctionnement de leur supply chain en oubliant de modéliser le « plan B ». Le thème du risque dans ce secteur est encore tout récent, les premiers travaux portant sur le sujet datent de 2003.(1)

Mais prévoir les éventuels dysfonctionnements d’une supply chain est loin d’être une chose aisée. Il s’agit de procéder avec méthode.

En premier lieu, il est nécessaire d’identifier les points de friction de la chaîne, là où les interconnexions entre production, logistique et communication sont les plus fortes, et le risque plus élevé. Une démarche qui comprend par exemple un audit technique des fournisseurs, des clients mais également du matériel de l’entreprise, afin de vérifier leur fiabilité et cartographier les risques.

supply chain transport - Photo : Anekoho / Fotolia.com

Suite à cet audit, il faut alors établir un ou des plans de prévention afin de pouvoir, à l’avance, pallier ces problèmes potentiels. L’adage « mieux vaut prévenir que guérir » n’a jamais été aussi vrai. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’un des enjeux majeurs de ce genre de plan réside dans le suivi de l’exposition aux risques, qui sont très changeants. Et à défaut pour empêcher un incident de se produire, il faut être capable de le résoudre rapidement, mais également faire en sorte qu’il interfère le moins possible avec le bon déroulement du reste des activités de la supply chain.

Pour cela, on mettra en place un plan de continuité d’activité