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Feu d’entreprise d’hygiène à Toulouse
Le 24 février 2025, un entrepôt s’embrase au cœur d’une zone industrielle périphérique de l’agglomération toulousaine. Risque banal : du papier toilette et des essuie-mains sont stockés dans le bâtiment. Mais moins d’une heure après le départ de feu, plus de 2 000 riverains sont impliqués. Il n’y a pas d’incendie anodin…

Les sapeurs-pompiers sont alertés par de nombreux appels, à partir de 9 h 33, l’autoroute A64 longeant le sinistre à vingt mètres. À l’arrivée du premier véhicule des pompiers, le bâtiment est totalement embrasé et les flammes ont déjà percé au droit des plus gros foyers. Les 13 employés présents ont été évacués, et le chef d’établissement est présent. Un grand nombre de badauds est regroupé sur les lieux.
Un groupe incendie se présente, suivi de renforts déclenchés avant même le premier message.
Le bâtiment dispose de nombreuses baies et accès sur sa façade principale, et trois lances sont rapidement établies, dont une sur échelle, dominant le brasier. Ordre est donné de ne pas pénétrer dans le bâtiment, la structure métallique et les façades accusant des déformations.
Des insecticides et raticides sur le site
Peu avant 10 h, les sapeurs-pompiers obtiennent de la direction de l’entreprise quelques informations peu précises sur les matières en feu : il y a effectivement des insecticides et raticides, parmi les 200 références de produits stockés, mais pas de notion de quantité ni de type de conditionnement. Toutefois, l’exploitant indique, parmi les parties à protéger en priorité, un groupe de 16 bouteilles d’oxygène, et les bureaux particulièrement exposés.
À mesure de l’arrivée des engins, une deuxième lance sur moyen aérien est établie à l’opposé, ainsi que trois lances au sol. Le feu est maintenant attaqué sur ses cinq faces. Le débit maximum sera de 4 500 l/min au plus fort. Sous l’action de refroidissement massif, le panache de fumée, initialement vertical et observé à plusieurs kilomètres, s’affaisse et englobe la zone d’intervention d’un brouillard. La direction du vent varie de 40 à 50 ° et il est nécessaire de procéder à des mesures de confinement et/ou d’évacuation d’une zone d’environ 10 ha ne comprenant que des établissements industriels.
Il n’est même pas encore pas 11 h, et un réseau de mesures est établi (une quinzaine de points jusqu’à 1,5 km) par la cellule mobile d’intervention chimique (CMIC), tandis qu’aidés de la police, les sapeurs-pompiers procèdent à l’information et au confinement des personnels des dizaines d’entreprises environnantes.
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