Malveillance. Comment détecter la fraude interne dans les organisations ?

26 novembre 202110 min

Sujet tabou pour les uns, véritable fléau pour les autres, la fraude interne est un phénomène protéiforme. Examen du champ des possibles et des limites d’un dispositif de détection et de contrôle.

Fraude interne - Crédit : Andrey Popov/AdobeStock

Les différents types de fraudes internes

La fraude interne n’a pas de définition réglementaire mais elle est dérivée de l’escroquerie prévue à l’article L.313-1 du code pénal.

Le risque de fraude interne concerne toutes les pratiques malveillantes et volontaires visant l’enrichissement illicite ou l’obtention d’un avantage quelconque au détriment des intérêts d’une organisation, compte tenu d’une fonction exercée par un collaborateur ou d’un tiers agissant en son nom, et ayant accès à des procédures spécifiques ou systèmes opérants.

Le risque de fraude peut être également la conséquence d’un conflit d’intérêt, voire de pratiques corruptives. Pour ces raisons, les dispositifs d’investigation et anti-corruption prévoient aussi d’intégrer ce risque dans le champ des pratiques de sécurité financière et déontologique à couvrir et à prévenir.

La fraude interne présente plusieurs facettes. Il peut s’agir :

  • du détournement d’actifs (vol de biens type ordinateur portable, véhicule de service, détournement de fonds),
  • de création d’opérations frauduleuses dans la comptabilité (fausses factures, surfacturation),
  • ou encore de pratiques de collusion avec des tiers (fournisseurs, clients) visant à profiter indument des biens et services fournis par une entreprise.

L’affaire William Saurin

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