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PCW 2020 - Plénière CC FX Dubois

Paris Cyber Week. Face à la crise, l’Europe du numérique doit jouer sa carte

La Paris Cyber Week, dont la 2e édition était centrée autour du retour d’expérience de la crise sanitaire, a mis en évidence le double rôle de révélateur de vulnérabilités et d’accélérateur de tendances du Covid-19. Quelle réponse l’Europe peut-elle proposer afin de favoriser sa cyber-résilience ? Coopération et formation, autonomie technologique et souveraineté numérique ont été les maîtres-mots de ces deux jours d’échanges.

Malgré un contexte sanitaire de plus en plus tendu dans la capitale, la Paris Cyber Week s’est finalement déroulée les 30 septembre et 1er octobre 2020, à la Maison de la Chimie. Initialement programmé sur 3 jours, du 2 au 4 juin, à l’Hôtel des Arts et Métiers, l’événement a été contraint de faire preuve de souplesse afin de s’adapter au contexte : restriction du présentiel aux intervenants et invités de renom avec dispositif sanitaire drastique, diffusion des entretiens en streaming (plénières et ateliers) et modification du thème initial (« mener la transformation avec Confiance et saisir les opportunités du Numérique ») pour initier un premier « retour d’expérience sur la Covid-19 ».

Mariya Gabriel - Commissaire européenne à l'innovation, la recherche, la culture, l'éducation et la jeunesse - CC FX Dubois

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Ce sont donc 150 personnalités, provenant de 14 délégations européennes, qui ont débattu des premiers enseignements à tirer de la crise sanitaire en matière numérique. Des échanges riches, liés à la diversité des acteurs présents. A côté des décideurs du monde politique et de la sphère privée, on pouvait aussi noter la présence de certains membres de la société civile, notamment le hackeur éthique Baptiste Robert.

Crise sanitaire, crise numérique

Le recours massif au télétravail a mis en tension les systèmes d’information avec l’explosion des connexions. Parallèlement, l’improvisation du travail à distance pour beaucoup d’entreprises à relégué la cybersécurité au deuxième plan dans l’ordre des priorités, tandis que les outils numériques utilisés, comme Zoom, provenaient principalement de fournisseurs extra-européens.

Dans le même temps, les fausses informations ont circulé au moins autant que le virus. Profitant de l’appétence accru