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Changement climatique : la COP25 s’est achevée le 15 décembre sans avancée

La conférence annuelle des Nations Unies sur le climat, qui se tenait à Madrid du 2 au 15 décembre 2019, n’a abouti à aucune avancée importante.

La marche pour le climat organisée à Madrid le 13 décembre 2019, en pleine COP25, et qui, selon les organisateurs, a rassemblé 500 000 personnes, n’y a rien changé. Les témoignages des petits États insulaires menacés par l’élévation du niveau des océans et ceux des peuples d’Amazonie victimes de la déforestation non plus. Les 196 pays participants à la COP25 n’ont pas pris la mesure de l’urgence climatique et cette édition débouche sur un bilan décevant.

Réduire les gaz à effets de serre

L’un des objectifs de cette 25e conférence sur le climat était notamment de revoir à la hausse les objectifs de réduction des gaz à effet de serre signés lors de la COP21 à Paris. En effet, pour maintenir l’objectif des 2 °C de réchauffement de la planète, les États doivent redoubler d’efforts.

Le Giec tire la sonnette d’alarme

Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) annonçait le 25 septembre 2019 que l’idéal serait pourtant de maintenir le réchauffement à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. « Nous ne pourrons maintenir le réchauffement planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels que si nous mettons en œuvre des transitions sans précédent dans tous les secteurs de la société, y compris l’énergie, les terres, les écosystèmes, les zones urbaines, l’infrastructure et l’industrie. »

Un accord insignifiant

L’accord qui a été signé par tous les pays participants à la fin de la conférence est insignifiant. Il appelle à des « actions urgentes » sans en adopter. En particulier, aucun accord n’a été signé concernant le marché du carbone qui permettrait de contrôler directement la quantité de gaz à effet de serre émise.

« La communauté internationale a perdu une occasion importante de faire preuve d’une ambition accrue en matière d’atténuation, d’adaptation et de financement pour faire face à la crise climatique. Mais nous ne devons pas abandonner, et je n’abandonnerai pas », a déclaré lors de la clôture Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU.

La prochaine conférence, la COP 26, sera organisée en novembre 2020 par le Royaume-Uni. D’ici là, l’opinion publique maintiendra sûrement la pression.

Face au Risque reviendra, dans le numéro de février 2020, sur le sujet du réchauffement climatique et sur la façon dont les entreprises s’adaptent à cette problématique.

Martine POREZ

Martine Porez
Journaliste

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Réduire les gaz à effets de serre

L’un des objectifs de cette 25e conférence sur le climat était notamment de revoir à la hausse les objectifs de réduction des gaz à effet de serre signés lors de la COP21 à Paris. En effet, pour maintenir l’objectif des 2 °C de réchauffement de la planète, les États doivent redoubler d’efforts.

Le Giec tire la sonnette d’alarme

Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) annonçait le 25 septembre 2019 que l’idéal serait pourtant de maintenir le réchauffement à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. « Nous ne pourrons maintenir le réchauffement planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels que si nous mettons en œuvre des transitions sans précédent dans tous les secteurs de la société, y compris l’énergie, les terres, les écosystèmes, les zones urbaines, l’infrastructure et l’industrie. »

Un accord insignifiant

L’accord qui a été signé par tous les pays participants à la fin de la conférence est insignifiant. Il appelle à des « actions urgentes » sans en adopter. En particulier, aucun accord n’a été signé concernant le marché du carbone qui permettrait de contrôler directement la quantité de gaz à effet de serre émise….

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