Le bruit au travail

Date de publication : 07/03/2017  

Le 9 mars 2017, c’était la 20e Journée nationale de l’audition. L’occasion de rappeler les effets néfastes du bruit au travail et les obligations incombant à l’employeur.

15 000 cellules sensorielles
Les effets auditifs

La réglementation

Les règles de prévention des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs exposés au bruit sont déterminées par les articles R.4213-5, R.4213-6 et R.4431-1 à R.4437-4 du code du travail. L’exposition au bruit est évaluée à partir de deux paramètres : l’exposition moyenne quotidienne sur 8 heures (Lex), exprimée en dB(A), et le niveau de crête, c’est-à-dire l’exposition instantanée aux bruits très courts (Lp.c), exprimée en dB(C). Le dépassement de certains seuils déclenche des actions à mettre en place par l’employeur.

Les effets extra-auditifs

Les effets du bruit peuvent aussi agir sur le système cardiovasculaire, le système immunitaire, l’équilibre psychologique et comportemental (nervosité, agressivité, dépression…), le rythme et la qualité du sommeil…

Prévention et protection selon les niveaux d’exposition

À partir de 80 dB(A) et de 135 dB(C) : déclenchement des premières actions de prévention. Les employeurs sont tenus de mettre à la disposition des travailleurs des protecteurs auditifs individuels, d’informer et de former les salariés sur les risques auditifs et de proposer un examen audiométrique préventif.

À partir de 85 dB(A) et de 137 dB(C) : le port des protecteurs est obligatoire et leur utilisation doit être contrôlée, les endroits bruyants doivent être signalés et leurs accès limités, des contrôles de l’ouïe et des tests auditifs doivent être effectués, l’employeur doit mettre en place un programme de réduction des bruits.

À partir de 87 dB(A) et de 140 dB(C) : ce troisième seuil, qui prend en compte l’atténuation du bruit apportée par les protecteurs individuels, ne doit jamais être dépassé. Le cas échéant, des mesures de réduction sonores à la source doivent être prises immédiatement.