Attentat - 11-Septembre - entraide des victimes - Crédit photo : Library of Congress, Prints & Photographs Division, photograph by Don Halasy

Retour d’expérience.
Les paradoxes de la peur panique

Dans le cadre d’une étude avec des rescapés du Bataclan, financée par l’appel CNRS Attentats-Recherche, Guillaume Dezecache, docteur en sciences cognitives, travaille sur les réactions individuelles et collectives au danger. Il explique que la panique n’est pas si commune.

Cet article est paru dans Face au Risque n°537 : « Évacuation ou confinement ? » (novembre 2017).


Comment réagissons-nous à la menace immédiate ?

Une représentation tenace veut que ce soit de manière individualiste, chacun pour soi. L’étude de situations d’attentats révèle pourtant que l’exposition au danger peut favoriser la coopération et l’entraide.

Imaginez qu’un incendie ravage une boîte de nuit ou qu’un nombre conséquent de personnes soient convaincues que le feu a pris dans le bâtiment (la rumeur peut suffire). Les issues de secours sont limitées ; disons qu’il n’y en a qu’une et qu’elle se compose d’une double porte. 1 000 personnes (soit le double de la quantité maximale autorisée) doivent et veulent sortir.

Le drame du Cocoanut Grove

Cette situation fut celle des personnes venues s’amuser au Cocoanut Grove à Boston (États-Unis) le soir du 28 novembre 1942. L’exemple est rapporté par Anthony Mawson dans son livre Mass Panic and Social Attachment