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Image illustration ESSP. (Université_Parc_Montaury_Anglet, photo Vince-fr wikimedia commons)

ESSP, de la conformité au continuum de sécurité publique

Il paraît aujourd’hui indéniable que la prévention situationnelle a un rôle prépondérant dans la prévention de la délinquance et des incivilités, de plus en plus prégnante dans notre société. Mais au-delà de l’aspect « figé » d’un plan de sécurisation, l’ESSP a-t-elle un rôle à jouer dans le continuum de sécurité en construction ?

Bien que les productions juridique de l’Etat ne répondent pas directement à cette question, il parait pertinent de se demander en quoi une entité dotée d’une ESSP (Étude de sûreté et de sécurité publique) peut capitaliser sur celle-ci pour construire un partenariat opérationnel vertueux avec les multiples acteurs de la prévention et de l’intervention en matière de délinquance.

Les obligations réglementaires en matière de plans de sûreté se sont développées depuis quelques années : Plan de sécurisation des établissements de santé (PSE), Plan particulier de mise en sûreté des établissements scolaires (PPMS) notamment.

L’Étude de Sûreté et de Sécurité publique est née de la loi Lops (Loi n°95-73 du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité), initiée par Charles Pasqua alors ministre de l’Intérieur.

La mise en place de ces plans a parfois été accompagnée par des guides méthodologiques produits par le ministère de tutelle… mais tout en laissant la liberté à chaque établissement de le mettre en œuvre. Ce qui a pour effet direct de créer de l’incertitude pour les respons