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assurance kidnapping extorsion Photo US Navy-Justin Stumberg-Flikr-Cc

Quelle solution d’assurance
pour le kidnapping et l’extorsion ?

L’assurance kidnapping, rançon et extorsion est l’une des spécialités du secteur de l’assurance dont on parle le moins. Et pour cause. Les acheteurs de ce type d’assurances ne peuvent en parler, au risque d’inciter d’éventuels ravisseurs à passer à l’acte. Souvent, les salariés assurés ne savent pas qu’ils le sont – jusqu’à ce qu’un incident se produise.
Tania Bensoussan-Arthur, de chez Axa XL, nous en dit plus.

L’assurance kidnapping est une niche qui ne cesse de se développer et d’évoluer. La fréquence des événements assurés est faible mais ils peuvent avoir des conséquences dramatiques. C’est un risque que les entreprises doivent avoir à l’esprit.

Lorsqu’on pense kidnapping, on pense souvent aux événements les plus médiatisés. Comme l’enlèvement en Italie en 1973 de John Paul Getty III, le petit-fils du magnat du pétrole dont une oreille avait été coupée par les ravisseurs. Cependant, pour les entreprises qui envoient leurs collaborateurs à l’étranger, dans des zones parfois considérées comme des centres névralgiques de la criminalité ou du terrorisme, le risque de kidnapping est réel et doit être pris au sérieux.

Bien que les familles fortunées soient des cibles évidentes, les professionnels – qu’ils soient ou non en déplacement– ont toujours été des cibles pour les kidnappeurs. Dans les années 1970, Charles Lockwood, un dirigeant d’entreprise britannique, a été enlevé deux fois en Argentine par la faction militaire Ejército Revolucionario del Pueblo. En 1973 et en 1975. Les rançons déboursées pour sa libération se seraient élevées respectivement à 2 et 10 M€.
Ces dernières années, la piraterie est devenue un problème plus pressant. Nombre de navires et d’équipages ont été retenus en otage contre des rançons de plusieurs millions de dollars.

Un risque pour toutes les entreprises

Les statistiques liées au kidnapping – et aux rançons qui leur sont associées – sont rares, en raison du secret qui plane autour de ces événements. 80 % d’entre eux ne seraient en effet pas déclarés aux autorités. Néanmoins, selon certaines estimations, deux personnes dans le monde seraient kidnappées en échange d’une rançon toutes les heures. Et près de 1,5 milliard de dollars seraient déboursés en rançon chaque année.

Ces données sont alarmantes et les coûts associés à une demande de rançon sont élevés. Mais il existe des contrats d’assurance pour les entreprises, afin de les aider à protéger leurs employés en déplacement ou travaillant dans des zones à risque.

Se préparer avec des consultants en gestion de crise

Tout cela semble bien inquiétant mais l’assurance kidnapping, rançon et extorsion peut permettre aux entreprises d’être plus confiantes lorsqu’elles envoient leurs employés en mission. La plupart du temps, la couverture inclut un accès à des consultants spécialisés en gestion de crise et de situations de kidnapping. Ceux-ci accompagnent les clients dans l’appréhension de leurs risques, proposent des formations à la gestion de crise et sont disponibles 24 h/24 et 7 J/7 dans le cas où un incident surviendrait.

C’est sans aucun doute la partie la plus importante d’un contrat d’assurance kidnapping et rançon. L’accès à cette expertise est primordial. Elle permet aux clients d’être prêts à faire face à de tels événements. Ces menaces, qui pèsent sur la sécurité des individus et des entreprises, peuvent en effet être soudaines et imprévisibles… Et nécessitent une réponse rapide et organisée.

« La meilleure défense, c’est d’être préparé »

Comme l’explique Frédéric Bedouet, consultant en gestion de crise chez S-RM, partenaire de Axa XL qui accompagne les entreprises dans l’évaluation de leurs risques, dans la formation de leurs employés et dans la gestion de situations de crise : « La meilleure ligne de défense est d’être correctement préparé. » Une stratégie efficace peut non seulement permettre de résoudre un incident rapidement. Mais elle peut également permettre à l’entreprise de s