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La formation professionnelle change encore (photo Steve C - Flickr commons)

La formation professionnelle change (encore)

Tous les quatre ans environ, une réforme de la formation professionnelle est votée. La dernière en date a été introduite par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Celle-ci donne le pouvoir à la fois aux branches professionnelles pour le volet apprentissage et aux salariés qui peuvent désormais piocher dans le compte activité libellé en euros et non plus en heures.

Un paradoxe français

Avec un taux de chômage qui reste élevé (8,5 % au 2e trimestre 2019), un certain nombre d’entreprises, des PME, des TPE, n’arrivent pas à trouver des candidats avec les compétences requises. Il y a même, dans certains secteurs, une pénurie de main d’oeuvre qualifiée. Combien sont à la recherche de soudeurs ou de chaudronniers ? La nouvelle réforme introduit des changements qui visent à réduire l’écart entre l’offre d’emploi et le marché du travail.

Cette réforme répond aussi à des demandes exprimées depuis longtemps par les syndicats patronaux. Ces derniers se plaignaient de cotiser pour la formation sans toujours pouvoir récolter les fruits d’un système qui, en grande partie, leur échappait.

Avec la réforme, le pouvoir passe de leur côté, ou plutôt du côté des branches professionnelles. Reste aujourd’hui que les détails concrets peinent à se mettre en place. Concrètement, les entreprises ont désormais les moyens et le pouvoir de créer des filières d’alternance ou d’apprentissage selon leurs besoins.

L’apprentissage comme maillon central de la réforme

Il existait déjà des lycées et des écoles conçues et créées par des industries (le naval, l’aéronautique ou le nucléaire). Cette fois-ci, chaque branche peut…

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