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Feu instructif à Saint-Lô : un sacré millefeuille !
9 juin 2026, Saint-Lô (Manche). Une vingtaine d’ouvriers travaillent à la réfection de l’hôtel Mercure, dressé face à la gare. L’établissement est ouvert et accueille clients et personnel lorsque les premières fumées s’échappent de la toiture.

Il n’est pas 13 h lorsque les sapeurs-pompiers sont alertés pour un feu à l’hôtel Mercure, avec flammes sur le toit et fumée blanche. Les ouvriers travaillant en toiture évacuent, imités par l’ensemble des occupants. Un groupe incendie : deux engins-pompe et un moyen aérien sont dépêchés sur place.
À l’arrivée du 1er engin, le feu, visible en bordure de la toiture, semble s’étaler ; la fumée s’épaissit. Une première lance est établie dans le couloir du 4e étage, sous le niveau du feu. De nombreux points par lesquels le feu pourrait retomber doivent être tenus.
À mesure de l’arrivée des renforts, un dispositif supplémentaire est établi à partir d’échelles ou sur la toiture en empruntant les échafaudages. Un point de regroupement des moyens est désigné à proximité de la gare. À 13 h 17, un message confirme un important dégagement de fumée et l’évacuation de tous les étages.
Feu de l’hôtel Mercure : l’intervention d’équipées spécialisées
Les abords de l’hôtel sont vastes et dégagés. Le dispositif va aisément s’organiser entre une face nord et une face sud, auxquelles sont affectés des engins-pompe, des moyens aériens et des engins spéciaux. Mais le feu progresse, activé par un vent soutenu d’ouest poussant une fumée imposante dans l’axe du centre-ville.
Le Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) intervient pour sécuriser le travail en hauteur des équipes engagées, un groupe Usar (Unité de sauvetage appui et recherche) perce et découpe la toiture afin de rendre accessibles les foyers situés sous les multicouches, à l’abri des lances.
Peu avant 14 h, le commandement de l’intervention se structure et se renforce car l’intervention s’annonce de longue durée au regard de la surface concernée et de la conception de la toiture. Un 2e groupe incendie est demandé. Des flammes s’échappent sporadiquement par bouffées en périphérie de la toiture qui représente plus de 160 m développés. Les porte-lances manœuvrent soit à partir de l’étroit chemin de ronde que représente le sommet de l’échafaudage, soit à partir des trois échelles. Le feu a percé la toiture en plusieurs endroits, mais un foyer principal se distingue au centre.
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