Robots de surveillance autonome : une technologie qui prend forme
Les rondes de surveillance de demain sur les sites industriels pourraient s’opérer en binôme : avec des robots de surveillance autonome sur le terrain et des agents de sécurité à distance, en charge de la supervision.

Les robots de surveillance autonome sont destinés à une large frange d’utilisateurs : « les robots de sécurité peuvent être déployés sur une large typologie de sites ou environnement fermés ou délimités : sites industriels et sites Seveso, plateformes logistiques, centres de tri et de recyclage ou encore sur des sites énergie, pétrole gaz et chimie » nous confie d’emblée Securitas, groupe spécialisé dans la sécurité privée.
« C’est toujours l’humain qui prendra la décision finale. »
Sarah Kirman, responsable innovation Onet Sécurité.
Robots de surveillance autonome : une technologie en complément de l’humain
Pensé pour faciliter certaines missions des agents de sécurité, le rôle des robots de surveillance autonome n’est en aucun cas de prendre la place de l’humain.
« Avec un robot, il y a la possibilité de densifier les patrouilles. Lorsqu’un humain va perdre en lucidité au fil des rondes, le robot garde un niveau de performance constant » nous explique Jérôme Laplace, fondateur du fabricant français des robots de sécurité autonomes extérieurs Running Brains Robotics, dont les locaux sont basés à Mérignac (Gironde) près de Bordeaux.
« Notre robot robuste évite également aux agents d’effectuer des missions dans des conditions compliquées (nuit, froid, pluie…) quelle que soit la saison. Nous avons par exemple passé trois semaines avec des canicules cet été, et tous nos robots ont roulé sans exception » renchérit l’intéressé. Sur le plan décisionnel en revanche, « quand il faut agir, cela reste la décision de l’humain » conclut-il.
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L’ensemble de nos interlocuteurs nous ont d’ailleurs précisé que l’intérêt du robot n’était en aucun cas de remplacer l’homme dans le dispositif de sécurité, mais de venir « en complément des dispositifs humains sur des sites étendus, de plusieurs hectares. C’est toujours l’humain qui prendra la décision finale, qui décidera ce que le robot doit faire ou non » appuie Sarah Kirman, responsable innovation au sein du groupe d’Onet Sécurité, qui lancera prochainement son propre robot de sécurité autonome.
« Dans le cadre de notre projet de recherche et de développement, nous avons associé le Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale, qui travaille sur les aspects d’éthique, d’acceptabilité, de la collaboration homme-robot afin de faire en sorte que l’homme reste bien au cœur du sujet » ajoute l’intéressée à ce sujet.
Quelles missions pour ces robots de surveillance autonome ?
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