La gestion des risques, un enjeu majeur pour les PME et ETI françaises
Le 6e baromètre de l’assureur QBE enregistre pour 2022 une hausse du niveau des risques des PME et des ETI, en particulier des risques humains et financiers sur lesquels la conjoncture a eu des effets notables.

Étude réalisée par OpinionWay au téléphone du 12 au 30 septembre 2022 auprès d’un échantillon de 302 dirigeants, DAF, responsables en gestion de risques, d’entreprises privées de 50 à 4 999 salariés.
Les risques humains en tête des inquiétudes
73 %
Cette fois-ci encore, les risques humains sont largement en tête des préoccupations des dirigeants des PME et ETI françaises. Ceux-ci craignent en particulier :
- les arrêts maladies et les maladies professionnelles (60%) ;
- les accidents du travail (56%) ;
- les difficultés de recrutement (54%).
58 %
Ils sont plus de la moitié à observer une baisse de moral et de motivation de leurs collaborateurs et 45% constatent une hausse des démissions dans leur entreprise.
Plus d’une entreprise sur deux exprime un besoin d’accompagnement pour contrer ces risques humains. Elles se tournent majoritairement (62%) vers l’Inspection du travail.
Les risques financiers en hausse
+ 6
Entre guerre en Ukraine, crise énergétique et inflation, les risques financiers repartent à la hausse (+6 points) après une forte baisse en 2021. 41 % des interrogés appréhendent ces risques.
Le risque cyber
20 %
Seulement 1 sondé sur 5 pointe le risque cyber dans le classement de ses préoccupations. Étonnant quand on sait que ce sont surtout les TPE, PME et ETI qui ont fait les frais des cyberattaques par rançongiciels en 2022 (40 % des rançongiciels traités ou rapportés à l’Anssi).
Près d’1 dirigeant sur 10 se dit incapable de faire face à une telle menace (+ 4 points par rapport à 2021).
Notons tout de même que 51% d’entre eux ont déjà renforcé leurs dispositifs de cybersécurité et 35% ont prévu de le faire dans un proche avenir.
Un niveau de confiance élevé
96 %
La presque totalité des sondés estime être en mesure de maîtriser les risques, au moins partiellement. La gestion d’une situation de crise est cependant l’opération la plus délicate dans la gestion de leurs risques (citée par 43% des dirigeants contre 28% en 2021).

Martine Porez – Journaliste
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