Sécurité, sûreté et valorisation des œuvres dans les musées : l’équilibre à trouver

29 mai 20267 min

Alors que le vol du Louvre et le rapport « Marion » qui a suivi ont mis en lumière la question de la sûreté dans les musées, le sujet, déjà au centre des préoccupations des sites, est devenu prioritaire. Témoignage avec Robert Blaizeau, directeur des musées de la métropole Rouen Normandie.

Musée des Beaux-Arts Rouen - Crédit Métropole Rouen Normandie

Arbitrer entre sécurité incendie, sûreté et valorisation des collections, c’est le quotidien de Robert Blaizeau, conservateur du patrimoine. Directeur des musées de la métropole Rouen Normandie depuis août 2023, il s’occupe de onze musées de tailles et de natures très différentes : du musée des Beaux-Arts de Rouen qui reçoit plus de 250 000 visiteurs par an et abrite 20 000 œuvres au petit musée littéraire comme le Pavillon Flaubert, qui accueille 1 000 visiteurs par an et qui est avant tout un jardin.

Trois types de protection aux musées de Rouen

Côté sûreté, la plupart des musées de la métropole sont équipés de contrôle d’accès et de vidéoprotection. « Nous avons les trois types de protection : protection mécanique, moyens de détection et moyens humains, explique Robert Blaizeau. C’est adapté à chaque musée selon la configuration du site et le niveau de risque : musée isolé ou en milieu urbain, petit musée avec petite collection ou grand musée avec œuvres très sensibles… »

Le directeur peut s’appuyer sur le responsable du service accueil, sécurité et surveillance qui a un rôle de conseil pour chacun des musées et qui est à disposition pour venir auditer les sites, répondre à des questions de fonctionnement, régler les problèmes techniques…

« Nous n’avons pas attendu le vol du Louvre pour nous préoccuper des questions de sûreté. À mon arrivée à la direction des musées en août 2023, cela faisait déjà partie de mes priorités », souligne Robert Blaizeau. Il a ainsi mis en place une formation à destination de tous les personnels des musées sur les enjeux de sûreté. Chaque année, près d’une trentaine d’employés sont formés. « Cela permet à tout le monde, les cadres, les agents de terrain, d’être impliqués. La sûreté est l’affaire de tous. » La métropole a également investi un demi-million d’euros pour étendre et rénover un système de vidéoprotection dans l’un de ses musées et installer une gestion électronique des clés.

L’après Louvre

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