Quand la sécurité physique et la cybersécurité se rencontrent

17 septembre 2026•Gaëlle Carcaly•3 min•

Alors que la frontière entre sécurité physique et cybersécurité disparaît de plus en plus, les menaces ne sont plus confinées à un seul domaine. Une cyberattaque peut avoir des conséquences physiques, et une violation physique peut compromettre les données numériques. La collaboration entre les équipes de sécurité physique et de cybersécurité est essentielle, d’autant plus à l’ère de l’IA.

caméra de vidéosurveillance et câbles informatiques

IA

Plus d’une entreprise sur quatre ayant subi une attaque malveillante a déclaré qu’elle était pilotée par l’IA, soit une hausse de 56 % en un an.

Source : rapport 2026 sur le coût d’une violation de données d’IBM.

1/4

En 2024, 44 % des utilisateurs finaux de technologies de sécurité physique déclaraient qu’au moins un quart de leurs systèmes de sécurité physique était déjà dans le cloud ou en architecture hybride, contre 24 % l’année précédente.

Source : rapport « État de la sécurité physique 2024 » de Genetec.

77 %

Plus des trois quarts des utilisateurs finaux de technologies de sécurité physique affirment que les équipes sécurité physique et IT (technologies de l’information) travaillent désormais en collaboration. Plus de 50 % des utilisateurs finaux, intégrateurs de systèmes et consultants rapportent que les équipes IT sont désormais activement impliquées dans les décisions d’achat de sécurité physique.

Source : rapport « État de la sécurité physique 2025 » de Genetec.

34 %

des utilisateurs de technologies de sécurité physique ont déjà déployé des outils de cybersécurité.

37 % ont indiqué avoir connu une augmentation des incidents de sécurité physique et/ou de cybersécurité en 2025. Les attaques par hameçonnage/ espionnage, les logiciels malveillants et le piratage d’appareils pour accéder au réseau sont les trois types d’incidents les plus cités.

Source : rapport « État de la sécurité physique 2026 » de Genetec.

C’est arrivé

En mars 2021, un groupe de hackeurs annonce avoir réussi à accéder aux images de 150 000 caméras de vidéosurveillance installées par l’entreprise américaine Verkada dans des hôpitaux, prisons, écoles, commissariats, entreprises et sites industriels. Parmi les établissements touchés figurent notamment Cloudflare ou encore Tesla. Les hackeurs ont d’ailleurs relayé sur Twitter une image présentée comme filmée dans un entrepôt du géant de l’automobile électrique.

D’après Verkada, les attaquants ont pu s’infiltrer par le biais d’un serveur de support client mal configuré, exposé à internet. Ils ont ensuite trouvé des informations d’identification d’administrateur et les ont utilisées pour se connecter à une interface web de support client, où ils ont pu accéder aux différents appareils. Selon le rapport d’incident Verkada, 97 clients ont effectivement vu leurs caméras consultées et 8 ont eu des données de contrôle d’accès, dont des identifiants de badge, exposées.

« La fin de l’année 2025 a été marquée par une série d’attaques informatiques coordonnées à visée destructive contre les infrastructures électriques polonaises. Cela illustre parfaitement le scénario auquel la France se prépare : une augmentation massive des attaques dites hybrides, dont les cyberattaques constituent un pan majeur, avec des effets concrets voire destructeurs sur les infrastructures critiques. »

Vincent Strubel, directeur général de l’Anssi, dans le Panorama de la cybermenace 2025.

Partagez cet article !


Article extrait du n° 615 de Face au Risque : « Cybersécurité des systèmes de sécurité » (septembre-octobre 2026).

Gaëlle Carcaly – Journaliste

---

Actualités

Icône newsletter 2024

Inscrivez-vous
à notre
newsletter

Recevez toutes les actualités et informations sûreté, incendie et sécurité.

Logo WhatsApp 538px

Rejoignez notre
chaîne WhatsApp

Téléphone rouge ©BillionPhotos.com/Adobestock

Une question, un devis ?
Contactez-nous !

Par téléphone au 02 32 53 64 32
ou par courriel.