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Sûreté portuaire : un marché récurrent
Encadré par une réglementation internationale très précise, le marché de la sûreté portuaire se développe sans à-coup mais avec des exigences sans cesse croissantes dans un environnement particulièrement complexe.

Sûreté portuaire : des activités multiples
Acteurs primordiaux du commerce international pour des produits prioritaires comme les hydrocarbures, les céréales ou l’automobile, les ports ont également une activité industrielle et logistique ou encore de transport de dizaines de millions de passagers.
Certains ports accueillent en effet d’importantes unités de production de raffinage, de pétrochimie ou produisent même de l’électricité. Autant dire qu’il s’agit de sites ultra-sensibles.
« Une grande partie des échanges commerciaux du pays passe par ses ports : ce sont des sites réellement stratégiques, où la gestion de la sécurité et de la sûreté est primordiale », nous explique Serge Marigliano, officier de sûreté portuaire du port de Marseille depuis 2018 et qui a occupé auparavant un poste similaire au port du Havre.
La France compte 66 ports de commerce maritimes qui sont des établissements publics de l’État. Ils assurent 80 % du trafic maritime de marchandises, soit plus de 350 millions de tonnes de fret par an. On recense également plus de 500 ports relevant des collectivités territoriales.
La situation est d’autant plus complexe que des acteurs venus d’horizons très différents se côtoient : forces de l’ordre (Police aux frontières, nationale et municipale, Gendarmerie), douaniers, sécurité privée, industriels, autorités portuaires, transporteurs, préfecture, etc. Il est donc primordial d’instaurer une coordination étroite.
66
C’est le nombre de ports de commerce maritimes, établissements publics de l’État, que compte la France.
Le code ISPS s’impose à tous les États
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