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POI-PDI : Être opérationnel

Plans d’urgence visant à faciliter la gestion d’un sinistre, le plan d’opération interne (POI) et le plan de défense incendie (PDI) sont des outils opérationnels d’aide à la décision, élaborés par les exploitants d’installations classées pour l’environnement (ICPE). Le premier décrit l’organisation, l’intervention et les moyens disponibles sur un site industriel pour faire face à un sinistre majeur. Le second formalise la stratégie de lutte contre l’incendie d’une installation. À la suite de l’incendie de Lubrizol et Normandie Logistique à Rouen le 26 septembre 2019, qui a notamment mis en lumière des dysfonctionnements en termes de gestion de crise et l’insuffisance des moyens de sécurité incendie, plusieurs textes parus en 2020 et 2021 sont venus renforcer l’usage et les exigences liés à ces plans. Dès le 1er janvier 2023, le POI sera ainsi obligatoire pour tous les établissements Seveso. Le PDI, lui, s’étendra à tous les entrepôts de combustibles et stockages de liquides inflammables classés ICPE à partir du 31 décembre 2023.
De nombreux sites vont donc devoir satisfaire aux exigences réglementaires liées à la fois au POI et au(x) PDI. Comment, dès lors, assurer une réponse opérationnelle efficace sans démultiplier les plans d’urgence ? Avec l’aide de Jérôme Richard, manager conseil et formation incendie à CNPP, nous apportons ici des éléments de réponse. Car si le POI et le PDI présentent des différences, leurs points communs permettent aux exploitants d’intégrer dans le premier, les éléments spécifiques du second.