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2e Baromètre CNPP et Face au Risque des ingénieurs et chargés de la sécurité (2019 v4)

Face au Risque et CNPP présentent
le 2e « Baromètre des ingénieurs
et chargés de la sécurité »

Face au Risque et CNPP lancent leur 2e édition du « Baromètre des ingénieurs et chargés de la sécurité ».
Cette enquête numérique, réalisée en septembre et octobre 2018, trois ans après la première édition, a permis d’obtenir un panel de 282 réponses, en particulier dans les domaines de l’industrie et du tertiaire (ERP, transports, logistique…).

Le « Responsable sécurité » ou « chargé de la sécurité »

Le terme générique de « responsable sécurité » ou « chargé de la sécurité » recouvre un monde hétérogène mais pour lequel des tendances de fond se dessinent: polyvalence, montée en puissance du risque de malveillance, émergence du cyber risque au sein des entités gérant les risques physiques…

Les missions

Les prérogatives réalisées en interne dans plus de 80 % des cas recouvrent l’évaluation des risques, la gestion des relations avec les autorités publiques, la mise en œuvre d’un système de management de la sécurité (certifié ou non), la gestion des documents obligatoires de sécurité et le suivi des budgets alloués à la sécurité.
Les missions les plus externalisées résident dans la maintenance des équipements de sécurité/sûreté, la surveillance du site, la gestion des accueils, le contrôle des flux. Veille réglementaire et audit de conformité réglementaire sont également sous traitées dans plus d’un quart des cas.

Portrait type

Capture portrait chargé de sécurité (Image Face au Risque n°549)

Portrait du chargé de sécurité selon le Baromètre FAR et CNPP (Image Face au Risque n°548).

Le responsable sécurité est un homme dans 79 % des cas. La profession a tendance à se féminiser doucement.

Les femmes sont plus jeunes, plus diplômées mais l’écart de salaire ne se comble pas encore. Sans surprise, c’est dans l’industrie que les effectifs consacrés à la sécurité sont les plus importants.

La profession est de plus en plus diplômée: fin 2018, 41 % des responsables sécurité sont titulaires d’un bac + 5 contre 34 % fin 2015. Le salaire annuel médian progresse aussi. Il passe de 40570 € à 43645 €. Il est plus important lorsque le responsable sécurité gère aussi le risque cyber.

Le rattachement hiérarchique, a contrario, ne bouge que très peu : 25 % sont rattachés à la direction générale, 23,2 % à une direction technique ou à des services généraux, 15,1 % à une direction sécurité corporate et 14,4 % à une direction de site. Les indicateurs suivis par les chargés de sécurité (voir tableau ci-dessous) mettent en exergue deux types de reporting :

  • le reporting opérationnel, pour lesquels 88 % des chargés de sécurité suivent des KPI (Key Performance Indicators) en termes de recensement des événements redoutés et en termes de plans d’actions associés;
  • un reporting plus stratégique, où se fait jour une dichotomie très forte entre les indicateurs d’efficacité des actions menées (suivis par 78 % des sondés) et le retour sur investissement qui peut en être déduit (23 % seulement des sondés). La sécurité/sûreté se heurte toujours au mode de preuve des pertes qu’elle permet d’éviter.