Edito Octobre 2011
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Protection des personnes
Le dernier convoyeur de fonds tué en France dans l’exercice de ses¦fonctions était, sauf erreur, un employé de la Société Brinks’ en novembre 2007. Le 20 septembre 2011 un employé de la société Temis est mort et deux autres blessés lors de l’attaque à l’explosif d’un centre fort dans une zone pavillonnaire d’Orly.
Cet homicide révèle à quel point la vie humaine compte peu pour ce type de truands, en regard du butin qu’ils convoitent : leur fin justifie l’emploi de tous les moyens. Alors que les titres de certains médias ont mis en exergue l’importance des montants dérobés avant l’irréparable disparition d’une vie humaine, nos pensées doivent d’abord aller vers les familles des victimes.
La protection des personnes ne peut être que la priorité absolue dans un processus de sécurisation. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler ce principe, alors que notre société est fréquemment confrontée à des actions meurtrières de la part d’individus ou de groupes déterminés, aux profils disparates, qui accordent généralement peu de valeur au respect de la vie, parfois même de la leur.
La dématérialisation croissante de la monnaie au profit de la monnaie scripturale ou des échanges électroniques réduit les stocks physiques de monnaie fiduciaire et déplace les convoitises vers un univers plus virtuel. Les systèmes de maculation des billets rendent ces derniers sans intérêt pour les braqueurs. Cela engendre sans doute d’autres formes de criminalité ou de délinquance, en les espérant moins destructrices de vies humaines.
Benoît Clair Directeur de la publication

