Edito Juin 2011
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Santé publique et communication
L’épidémie d’intoxication due à la bactérie « Eceh » a provoqué 39 décès, dont 38 en Allemagne, ceci sans compter les nombreuses maladies rénales, condamnant les personnes atteintes aux dialyses à vie ou à une greffe du rein. Cette situation dramatique, faussement attribuée initialement aux concombres espagnols, s’est avérée en définitive provenir de graines germées d’une ferme biologique à Bienenbüttel en Basse-Saxe.
Outre ce bilan humain dramatique, les conséquences économiques sont lourdes, notamment pour les agriculteurs européens dont les produits ont été délaissés pendant des semaines par les consommateurs. Le préjudice est estimé à environ 600 millions d’euros, dont 200 millions pour les seuls producteurs espagnols.
Ces événements illustrent une nouvelle fois les conséquences sur les risques, ici sanitaires, de l’imbrication de nos économies, de l’impact des informations fournies par les scientifiques et les experts et de la rapidité de la communication médiatique.
Précisément, en matière de communication, sans remettre en cause le principe de précaution, qui doit être considéré comme un principe d’action, les autorités allemandes réfléchissent à la façon d’améliorer la communication en cas de crise sanitaire, notamment quant à la rapidité de transmission des résultats d’analyse. Chaque composante d’un système de sécurité justifie en effet une attention particulière car il n’y a pas de solution unique.
Cet événement va sans doute relancer le débat sur les avantages et les inconvénients réciproques de la culture biologique et de la culture conventionnelle. En l’état actuel des travaux, le niveau de risque de contamination microbiologique serait équivalent. De ce fait, le même niveau de prévention doit s’appliquer.
Benoît Clair Directeur de la publication
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