Tribune : Pas de droit à l'erreur pour la sécurité incendie

Date de publication : 31/01/2018  |  M.P.

Régis Cousin, président de la FFMI - Crédit : Face au Risque/M.P.
Régis Cousin, président de la FFMI - Crédit : Face au Risque/M.P.

Régis Cousin, président de la FFMI (Fédération française des métiers de l’incendie), a réagi au projet de loi sur « le droit à l’erreur » et plus particulièrement sur son article 26, consacré au « permis de faire » et intitulé « Libération du potentiel d’innovation du secteur de la construction ».

Celui-ci va permettre « une extension du permis de faire, c’est-à-dire du permis de déroger aux règles de sécurité incendie », a-t-il expliqué le 30 janvier 2018 à l’occasion des vœux de l’Agrepi, l’Association des spécialistes de la maîtrise et du management des risques.

Il craint une « revue de la réglementation pour une écriture performancielle des objectifs des règles du livre premier du code de la construction et de l'habitation ». On a vu avec Grenfell ce que donnaient les dérogations aux règles de construction, s’indignait-il.

Pour interpeller le législateur sur la remise en cause de l’un des droits acquis par les Français : le droit à être bien protégé contre le risque incendie, Régis Cousin a co-signé la tribune « Loi de confiance : pas de droit à l'erreur pour la sécurité incendie ! » avec Éric Faure, président de la FNSPF (Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France) et Paul Villain, président d’ABF (Association des brûlés de France).

Le projet a été voté en première lecture par les députés à l’Assemblée nationale et est actuellement à l’étude au Sénat.