Les bateaux de croisière polluent-ils la ville de Bordeaux ?

Date de publication : 06/04/2018  |  V.D

Frédéric Bisson, via Flikr, licence CC
Frédéric Bisson, via Flikr, licence CC

Les paquebots de croisière font l’objet d’une campagne de mesures depuis le 5 avril 2018 par Atmo Nouvelle Aquitaine chargée de mesurer la qualité de l’air à la demande de Bordeaux Métropole et de la ville de Bordeaux. 

La campagne de mesures de la qualité de l'air, menée par l’association Atmo Nouvelle Aquitaine, vise, non pas les navires de croisières fluviales qui ont port d’attache dans la ville girondine, mais les paquebots qui font des escales de 24 à 48 heures dans le port de la Lune, soit une quarantaine par an. Ces navires, n’ayant pas la possibilité de s’alimenter en électricité sur le réseau urbain, laissent tourner leurs moteurs pour disposer d’une source d’énergie.

Durant deux mois, Atmo Nouvelle Aquitaine va étudier 13 paquebots avec pour objectifs : 

  • d'étudier l’impact à quai des croisières maritimes sur la qualité de l’air ;
  • de dresser un état initial de la pollution causée par les croisières fluviales avant le projet d’électrification de trois pontons fluviaux.

Une station de mesure mobile installée sur les quais doit évaluer les niveaux de trois polluants : particules en suspension (PM10), les oxydes d’azote (NOx) et le dioxyde de soufre (SO2). Parallèlement, douze points de prélèvements par échantillonneurs passifs vont mesurer les concentrations de dioxydes d’azote et de soufre autour du port maritime de manière hebdomadaire. Les résultats permettront de réaliser une cartographie spatiale des niveaux de pollution.

Les résultats seront connus en septembre 2018.