La sécurité électrique mise en lumière lors d'une journée au CNPP

Date de publication : 31/01/2018  |  V. D.

Le 25 janvier 2018, CNPP proposait une journée dédiée aux risques d’origine électrique en partenariat avec Qualifelec (organisme de qualification des professionnels électriciens) et Anitec (Alliance nationale des intégrateurs de technologies connectées).

©CNPP - Cette journée a été organisée par CNPP, Qualifelec et Anitec
©CNPP - Cette journée a été organisée par CNPP, Qualifelec et Anitec

En introduction de la journée, Armelle Muller, directrice du Laboratoire du feu et de l’environnement de CNPP a rappelé que 25 à 30 % des incendies sont d’origine électrique.

Pour qu’une installation électrique soit sans danger – une installation dure en moyenne 30 ans, à courant constant – il faut respecter plusieurs conditions : une conception et une installation aux normes ainsi qu’une maintenance régulière. 

Pour cela, à la demande des assureurs, les entreprises peuvent faire la vérification périodique Q18 de leurs installations électriques selon le référentiel APSAD D18.

« Ces vérifications interviennent en complément des obligations réglementaires », a précisé Amaury Lequette, directeur de CNPP Cert.

À noter que depuis le 1er janvier 2018, dans le cadre de la loi Alur, les bailleurs doivent fournir un diagnostic sur l’état des installations de gaz et d’électricité dans les logements à louer.

Quelles sont les responsabilités des installateurs en cas de manquement en matière de sécurité incendie ou de sûreté ? C’est la question à laquelle a répondu Sébastien Samueli, directeur marketing et commercial de CNPP.

La réglementation impose une obligation de moyens et au final une obligation de résultats pour la protection des travailleurs et le bon fonctionnement des équipements de sécurité. En cas de manquement au contrat, la responsabilité contractuelle de l’installateur est engagée.

« La nouveauté est la responsabilité pré-contractuelle, appelée aussi devoir de conseil, c’est-à-dire l’obligation pour les installateurs d’informer leurs clients sur les solutions apportées ainsi que sur les limites de ces solutions, avant même de signer le contrat », souligne Sébastien Samueli.

Lilian Caule, ingénieur affaires techniques chez Anitec, a soulevé le problème des cyber-attaques sur les réseaux connectés.

Les entreprises devront respecter les obligations imposées par le RGPD dès mai 2018. La protection de la vie privée devra être intégrée dès la conception du produit et faire l’objet d’une sensibilisation auprès du personnel.

« 80 à 90 % des IOT [Internet des objets] ne sont pas sécurisés », a-t-il rappelé.

Des démonstrations relatives à la sécurité électrique et électronique ont clôturé cette journée.

©V.D - Démonstrations d'un arc électrique
©V.D - Démonstrations d'un arc électrique