Cancer : la maladie chronique la plus présente en entreprise

Date de publication : 02/02/2018  |  V.D.

Crédit : Ribalka yuli/Fotolia.com
Crédit : Ribalka yuli/Fotolia.com

Le 4 février 2018, c'était la journée mondiale de lutte contre le cancer. L'occasion de faire le point sur la maladie dans le monde du travail.

Selon la Ligue contre le cancer, 4 % des cancers seraient d’origine professionnelle, soit 1 500 à 2 000 cas par an. 30 % des salariés perdent ou quittent leur emploi dans les deux ans qui suivent le diagnostic.

L’amiante serait à l’origine du plus grand nombre de cancers professionnels : cancers de la plèvre, du poumon ou mésothéliome. L’amiante provoquerait le décès de 1 000 personnes par le mésothéliome et 2 000 par un cancer du poumon chaque année, des chiffres probablement éloignés de la réalité au regard du délai de plusieurs années entre l’exposition et le diagnostic de la maladie.

Travail de nuit et cancer

La revue médicale Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention a publié une étude, le 8 janvier 2018, sur le lien entre travail de nuit et cancer chez la femme. Cette étude reprend les résultats de 61 recherches en Amérique du Nord, Europe, Australie et Asie.

19 % c’est l’augmentation du risque de cancer pour les femmes qui travaillent de nuit pendant plusieurs années. Les risques sont plus élevés pour :

  • le cancer de la peau (41 %) ;
  • le cancer du sein (32 %) ;
  • le cancer gastro-intestinal (18 %).

Les infirmières travaillant de nuit sont les plus exposées au risque du cancer du sein. Le travail nocturne augmente le risque de cancer du sein de 3,3% par tranche de cinq ans dans une équipe de nuit.

Retour à l’emploi

79 % des salariés concernés doivent interrompre leur travail pendant le traitement. À leur retour, la moitié des postes de travail doit être aménagée.

Une charte des 11 engagements a été élaborée en mai 2017 par le Club des entreprises « Cancer et emploi », animé par l’Institut national du cancer, l’association des DRH et l’Anact. Cette charte a pour but de favoriser le maintien et le retour à l’emploi des personnes atteintes de cancer au travers d’engagements tels que :

  • maintenir un lien avec le salarié pendant son absence ;
  • construire un parcours de maintien ou de reprise compatible avec son projet ;
  • former et informer les salariés et leurs représentants sur les effets de la maladie et les conséquences au travail ;
  • diffuser des outils d’information et de promotion de la santé (dépistage, alcool, tabac, activité physique…).